Créé en 2002, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne regroupe l’ensemble des organisations modernes et traditionnelles, apolitiques et non gouvernementales, ayant un objectif commun, œuvrant pour le développement socio-économique, politique et culturel en vue de promouvoir une paix durable et une démocratie effective en Guinée, agissant conformément aux lois et règlements en vigueur

lundi 27 juin 2011

Solidarité avec le peuple sénégalais

Reuters
Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, fidèle à sa mission de veille et d’interpellation, et conformément à ses valeurs et principes, notamment en termes de Droits de l’Homme et de Démocratie, tient à exprimer sa vive préoccupation quant aux évènements qui se sont déroulés à Dakar le jeudi 23 juin 2011.
Le CNOSCG constate avec regret :
  • la tentative réitérée du pouvoir sénégalais de modifier unilatéralement la constitution à son avantage ;
  • l’utilisation disproportionnée de la force lors de la manifestation pacifique des citoyens et organisations de la société civile sénégalaise devant l’Assemblée Nationale ;
  • De graves atteintes aux droits humains à travers des arrestations arbitraires et des violences ayant entrainé des blessés graves ;
Le CNOSCG considère que pour se maintenir à la tête de leurs Etats, nos gouvernants n’hésitent pas à galvauder nos textes fondamentaux, à tripatouiller nos constitutions afin d’instaurer un pouvoir dynastique.
C’est pourquoi, le CNOSCG :
  • exprime sa solidarité sans faille au peuple sénégalais et à toutes les composantes de la société civile sénégalaise engagées dans la préservation de l’idéal démocratique ;
  • apporte son soutien indéfectible au peuple sénégalais dans son combat résolu à défendre les acquis démocratiques ;
  • condamne avec fermeté les atteintes aux Droits de l’Homme perpétrées au Sénégal et exprime sa compassion envers toutes les victimes de cette répression barbare.
Le CNOSCG appelle les sociétés civiles, notamment africaines, à se mobiliser dans un élan de solidarité pour empêcher les pouvoirs en place de changer les règles du jeu démocratique à leur propre avantage.

Conakry, le 24 juin 2011